Un saumon qui n’atteint jamais la mer. Une morue qui vit en eau douce. Et des ombles chevaliers coincés dans un trou de météorite depuis le départ des glaciers.
Une question sans réponse unique
On ne le sait pas avec certitude — et c’est la partie intéressante. Le ministère de l’Environnement évalue la profondeur maximale du lac Pingualuk à 267 mètres. De son côté, la Sépaq décrit le lac Walker, dans la réserve faunique de Port-Cartier–Sept-Îles, comme le lac d’eau douce le plus profond du Québec — sans donner de chiffre. Deux organismes publics, deux réponses, et aucune des deux ne cite l’autre.
Ce n’est pas une erreur de notre part : c’est l’état réel de l’information. On aurait pu choisir le chiffre le plus impressionnant et ne rien dire. Vérifier qui affirme quoi, et remarquer quand deux sources officielles ne s’entendent pas, est plus utile que de retenir « 267 ».