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Le capelan est un petit poisson marin de la famille des Osmeridae, très prisé par les pêcheurs commerciaux pour son rôle crucial dans l'écosystème marin. Au Québec, il est souvent utilisé comme appât pour d'autres espèces plus sportives comme le maquereau ou le morue. Bien qu'il ne soit pas une cible de pêche sportive en soi, sa présence est un indicateur important de la santé des écosystèmes marins. Le capelan est surtout connu pour ses migrations massives vers les plages pour frayer, un spectacle naturel qui attire aussi bien les pêcheurs que les curieux. Réparti le long des côtes du Québec, il est particulièrement abondant dans le golfe du Saint-Laurent et autour de la péninsule gaspésienne.
Le capelan possède un corps allongé et mince, recouvert de petites écailles argentées qui lui donnent un éclat métallique. Sa coloration est généralement argentée avec une teinte verdâtre sur le dos. La bouche est petite, et les mâchoires sont dépourvues de dents proéminentes. Les nageoires sont transparentes et peu visibles, à l'exception de la nageoire dorsale qui est placée vers le milieu du corps. La queue est fourchue, ce qui est typique des poissons nageurs rapides. Les mâles en période de fraie développent des crêtes et des tubercules sur leurs flancs, ce qui les distingue des femelles. Les jeunes capelans ressemblent aux adultes mais sont évidemment plus petits et moins colorés.
Le capelan peut facilement être confondu avec d'autres petits poissons marins.
| Critère | Capelan | Éperlan arc-en-ciel |
|---|---|---|
| Taille | 10 à 20 cm | 15 à 25 cm |
| Couleur | Argenté avec dos verdâtre | Argenté avec dos bleuâtre |
| Nageoires | Transparentes, discrètes | Plus visibles, souvent avec une bande noire |
Le capelan est largement distribué le long des côtes du Québec, notamment dans le golfe du Saint-Laurent, autour de la péninsule gaspésienne et dans les eaux près de l'île d'Anticosti. Il est également trouvé dans la baie des Chaleurs et parfois jusqu'à la côte nord du Québec. Sa présence est plus sporadique plus au sud et dans les eaux intérieures du Québec. Abondant lors des périodes de fraie, il peut former d'immenses bancs, notamment au printemps.
Le capelan préfère les eaux côtières peu profondes où la température reste fraîche, entre 2 et 8 °C. Il est souvent trouvé à proximité des plages de sable où il vient frayer. En dehors de la saison de reproduction, il se déplace vers des eaux plus profondes, mais reste généralement dans la zone pélagique. Les capelans aiment les eaux bien oxygénées et ne sont pas souvent trouvés dans les eaux stagnantes ou trop chaudes.
Le cycle de vie du capelan est marqué par une fraie spectaculaire qui a lieu au printemps et parfois en été. Les poissons adultes migrent en masse vers les plages sablonneuses pour pondre leurs œufs dans le sable. Les œufs éclosent généralement après deux à trois semaines, et les larves rejoignent rapidement les eaux plus profondes. Les jeunes capelans grandissent rapidement et atteignent la maturité sexuelle en deux à trois ans. La longévité du capelan est relativement courte, entre cinq et six ans. Printemps → Fraie → Éclosion → Croissance → Automne/Hiver → Migration → Printemps.
Le capelan est un poisson grégaire, formant de grands bancs qui se déplacent ensemble pour se protéger des prédateurs. Il n'est pas territorial et migre selon les saisons, principalement pour se reproduire. Le capelan est sensible aux changements de température et de salinité, ce qui influence ses mouvements. Il est également influencé par les cycles lunaires, qui peuvent déclencher la fraie.
Le régime alimentaire du capelan varie selon son stade de vie. Les larves se nourrissent principalement de zooplancton, comme les copépodes. En grandissant, les jeunes et les adultes consomment également des crustacés et des petits poissons. L'alimentation est plus active au printemps et en été, lorsque les ressources alimentaires sont abondantes. En automne, le capelan peut se nourrir de manière opportuniste, alors qu'en hiver, son activité alimentaire diminue.
La pêche au capelan est particulièrement intéressante au printemps et en été, lorsque les poissons viennent frayer près des côtes. Les meilleurs moments pour observer ou capturer le capelan sont souvent tôt le matin ou tard le soir, en fonction des marées. Par temps nuageux ou pluvieux, le capelan peut être plus actif près de la surface. En hiver, il est plus difficile à localiser car il se déplace vers des eaux plus profondes.
Utilisé principalement lors de la fraie, le filet de plage est efficace pour capturer de grandes quantités de capelans en une seule fois. Il s'agit de tendre un filet sur la plage et d'attendre que les poissons viennent frayer.
Cette technique implique l'utilisation d'un grand filet circulaire pour encercler un banc de capelans. Elle est efficace dans les eaux peu profondes mais nécessite plusieurs personnes pour manœuvrer le filet.
Bien que moins courante, la pêche à la ligne avec de petits hameçons et appâts naturels peut être utilisée pour attraper des capelans individuels, surtout pour les utiliser comme appât.
Pour les occasions où le capelan est pêché à la ligne, l'utilisation de petits leurres argentés ou dorés peut être efficace, imitant l'éclat naturel du poisson. En eau claire, les leurres argentés fonctionnent bien, tandis qu'en eau trouble, des couleurs plus vives peuvent être nécessaires pour attirer leur attention. Les leurres doivent être animés rapidement pour imiter le comportement naturel du capelan.
Étant donné que le capelan est souvent pêché pour être utilisé comme appât, le matériel requis est minimal. Une canne légère de 6 à 7 pieds, avec une puissance légère et une action rapide, est suffisante. Un moulinet léger, garni de ligne de 4 à 6 lb, est idéal. Les hameçons doivent être petits, de taille 10 à 14, et un bas de ligne n'est généralement pas nécessaire à moins qu'il y ait des prédateurs dans la zone.
Le capelan est très fragile et doit être manipulé avec soin pour éviter d'endommager ses écailles délicates. Lors de la remise à l'eau, assure-toi de le faire rapidement et de minimiser le temps passé hors de l'eau. Pour la photo, soutiens le poisson avec une main humide pour préserver sa couche de mucus protectrice.
Le capelan est une proie importante pour de nombreux prédateurs aquatiques et aviaires. Parmi les prédateurs aquatiques, on trouve le morue, le saumon et le phoque. Les oiseaux marins comme le goéland et le fou de Bassan sont également de grands consommateurs de capelan.
Le capelan n'est pas actuellement en danger au Québec, mais sa population peut fluctuer en fonction des conditions environnementales et des pressions de pêche. Il est important de respecter les réglementations locales concernant les méthodes de capture et les quotas. La remise à l'eau est rarement une préoccupation pour cette espèce, car elle est souvent pêchée pour la consommation ou comme appât.
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